| Voici la description originale de Duméril:
Caractères. Ecailles varénées; tête pointue; teinte verte uniforme, Synonymie. Herpetodryas aestivus, exemplaires de l'Amérique du Sud, Schlegel, Essai Phys. des Serp. Tom. II, p. 186. Quand nous avons éxaminé les différents individus conservés au Musée de Paris sous le nom de Herpetodryas aestivus et cités par M. Schlegel dans l'article consacré à cette espèce, noux avons été frappés par une particularité notable qui avait échappé à ce zoologiste. Elle consiste dans la présence, à la machoire supérieure, de dents postérieures sillonnées, chez plusieurs individus de l'Amérique du Sud et des Antilles. Dès lors, il n'était plus possible de laisser ces ophidiens avec nos vrais Herpétodryas, qui sont des aglyphodontes Isodontiens. Or, de tous les genres compris dans le sous-ordre des Opisthoglyphes, aucun ne renfermant des animaux plus senblables aux Herpétodryas que celui des Dryophylax, c'est dans ce groupe que nous cru devoir placer les Couleuvres dontil s'agit. Leur conformation générale les rapproche des Serpents que nous venons de décrire, mais outre les caractères fournis par l'aspect des écailles du tronc, qui sont surmontées d'une faible carène, la forme de la tête, qui est assez manifestement pointue en avant, est une particularité distinctive bonne à noter. Les yeux, de grandeur ordinaire, ressemblent plus, sous ce rapport, à ceux du Dr. vert qu'à ceux du Dr. d'Olfers. ECAILLURE. La plaque rostrale rappelle, jusqu'à un certain point, la forme d'une pyramidetriangulaire à sommet un peu éloussé. Cette forme, qui est surtout très apparente chez les individus rapportés du Brésil par M. Clossen, a quelque analogie avec celle du Rhinechis à échelons de la famille des Isodontiens (T. VII, p.227). Les inter-nasales et les frontales antérieures se replient sur les faces latérales de la tête, en formant une courbe, qui fait paraître la tête plus arrondie qu'elle ne semble l'être, quand la ligne de flexion des plaques supérieures représente un bord net et anguleux. La frontale moyenne est large en avant et peu rétrécie en arrière. Elle touche par chacun de ses angles antérieurs à la pré-oculaire correspondante. Celle-ci est unique, un peu creuse au devant de l'oeil et se replie sur la face supérieure de la tête par son extrémité supérieure, dont la forme est celle d'un petit triangle interposé à l'angle de la frontale moyenne et aux plaques frontale antérieure et sus-oculaire. Il y a deux post-oculaires. Les pariétales sont petites. Les temporales sont nombreuses. Elles forment des séries obliques derrière la première qui est la plus grande. Son extrémité antérieure est en contact avec la post-oculaire inférieure. On compte huit paires de sus-labiales, la quatrième et la cinquième touchent à l'oeil, et dix paires à la lèvre inférieure. Les écailles qui sont assez lancéolées et plus fortement carénées chez les sujets de petite taille que chez les individus plus grands, sont disposées sur 19 rangées longitudinales. DENTS. Maxillaires 12+2/10. Palatines, 12 ; Ptérygoïdiennes, 13 ou 14. PARTICULARITES OSTEOLOGIQUES. La tête sur laquelle nous trouvons le nombre de dents que nous venons d'indiquer est assez allongée ; la face supérieure est bombée et l'os inter-maxillaire contribue, par sa forme un peu rétrécie, à l'aspect particulier de la tête que nous avons précédemment indiqué. Les orbites sont considérables, et au niveau de leur bord postérieure, le crâne est élargi. COLORATION. Ce serpent ressemble beaucoup au Dryophylax très vert ; comme lui, il est d'une teinte uniforme d'un vert légèrement brunâtre qui passe au bleu, dans les points où le derme est dépouillé. Aucune marque, trace ou ligne ne se voit en dessus, ni en dessous où, comme d'ordinaire, la couleur est moins foncée, de sorte qu'elle est là d'un jaune verdâtre. DIMENSIONS. Le plus grand spécimen de notre Musée a une longueur totale de 0m84, soit: Tête et tronc 0m61. Queue 0m23. PATRIE. Un de nos échantillons a été rapporté de l'Ile Sainte-Catherine par M. Gaudichaud ; un second a été recueilli au Brésil par M. Clossen et le troisième enfin, qui, sans nul doute, est originaire du continent méridional du Nouveau-Monde ou des Antilles ne porte pas d'indication de sa provenance. |